Le guide du club

Choisir mon matériel

Raquette, cordage, volants, chaussures, grip et tenue : tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter, expliqué simplement. Et une règle d’or, demandez à un coach avant de sortir la carte bancaire.
choisir son matériel de badminton
Six sujets, six réponses. Cliquez sur ce qui vous intéresse.
La raquette
Poids, équilibre, manche
Le cordage
Tension, jauge, recordage
Les volants
Plume, carbone, plastique
Grip et surgrip
La seule chose que vous touchez
Les chaussures
Le vrai achat prioritaire
La tenue
Ce qui passe en tournoi
Premier réflexe

Choisir sa raquette

Il n’existe pas de meilleure raquette, seulement une raquette qui vous correspond. Trois critères suffisent à s’y retrouver : le poids, l’équilibre et la rigidité du manche. Le reste est du marketing.

1

Le poids

Il est indiqué par un code : 3U pour 85 à 89 grammes, 4U pour 80 à 84 grammes, 5U pour 75 à 79 grammes. Plus la raquette est légère, plus elle est vive et facile à manier.
Pour débuter, et pour la plupart des joueurs de loisir : 4U. C’est le bon compromis entre stabilité et rapidité.
2

L'équilibre

C’est la répartition du poids. Tête légère pour la vitesse de main et la défense, tête lourde pour la puissance au smash, neutre pour un peu des deux.
Débutant ou joueur polyvalent : équilibre neutre. Vous découvrirez vos préférences en jouant, pas en lisant une fiche produit.
3

La rigidité du manche

Un manche souple restitue de la puissance tout seul et pardonne les gestes imparfaits. Un manche rigide donne de la précision, mais seulement si le geste est déjà propre et rapide.
Tant que votre geste se construit : souple à medium. Une raquette rigide entre des mains de débutant ne sert à rien.

Trois pièges classiques

Un budget de cinquante à cent euros permet aujourd’hui d’avoir une raquette en carbone parfaitement correcte pour progresser plusieurs saisons. Avant d’acheter, parlez-en à un coach sur un créneau : il vous orientera en fonction de votre niveau et de votre façon de jouer.
Le vrai moteur de la raquette

Choisir son cordage

C’est le point le plus négligé, et pourtant le plus déterminant. Une bonne raquette mal cordée joue mal. Une raquette d’entrée de gamme bien cordée joue étonnamment bien. Deux réglages comptent : la tension et la jauge.

La tension, exprimée en kilos

Tension faible

moins de 10 kg

Le tamis se déforme davantage et renvoie le volant tout seul. Plus de puissance sans effort, plus de tolérance sur les frappes décentrées, mais moins de précision.
Pour débuter
Tension moyenne

10 à 12 kg

Le compromis le plus courant. Assez de puissance, assez de contrôle, une bonne durée de vie du cordage. C’est la zone dans laquelle joue la grande majorité des licenciés.
Le choix polyvalent
Tension forte

plus de 12 kg

Le tamis se déforme peu : le volant part exactement où vous l’envoyez. Très précis, mais impitoyable. Il faut un geste rapide et bien construit pour en tirer quelque chose.
Joueurs confirmés

La jauge, c'est l'épaisseur

Elle va d’environ 0,61 à 0,70 millimètre. Un cordage fin offre plus de sensations, plus de vitesse de volant et un meilleur effet, mais il casse plus vite. Un cordage épais dure nettement plus longtemps, avec un toucher moins fin.

Pour débuter, un cordage un peu épais est un bon calcul : vous jouez plus longtemps avant de repasser à la caisse.

Quand faire recorder ?

Dès qu’une corde casse, évidemment. Mais aussi avant : un cordage perd sa tension en vieillissant, même sans casser. La raquette devient molle, les volants partent moins loin, on force davantage.

La règle simple retenue par beaucoup de joueurs : faites recorder autant de fois par an que vous jouez de fois par semaine. Deux séances hebdomadaires, deux recordages par saison.

Le service du club

Faites recorder votre raquette au club

Inutile de courir en magasin ni d’attendre quinze jours. Michaël Pierrel assure le recordage des raquettes pour les adhérents, au tarif de 10 €, cordage compris.

Vous remplissez le formulaire en ligne pour indiquer votre raquette, la tension souhaitée et vos coordonnées, puis vous voyez directement avec lui pour le dépôt, le règlement et la récupération. Le recordage n’est pas payé au club.

Vous ne savez pas quelle tension demander ? Indiquez 10 kg pour commencer, et affinez au recordage suivant selon vos sensations.
QR code vers le formulaire de commande de matériel de badminton du club EBPD26
Scannez ce code pour accéder directement au formulaire
La question qui revient tout le temps

Les volants

Le volant est la pièce qui change le plus la sensation de jeu, parce que c’est lui qui donne au badminton sa trajectoire si particulière. Deux familles de volants répondent vraiment à cette exigence, et ce sont les deux que le club propose à ses adhérents.
Le standard du jeu

Le volant en plumes

Seize plumes naturelles, d’oie ou de canard, plantées dans un bouchon de liège. C’est avec cela que le badminton a été conçu, et c’est la référence en tournoi comme en interclubs.
Sa limite : c’est un consommable. Il s’use, se déplume et finit par casser. C’est le prix d’un jeu totalement fidèle.
L'alternative sérieuse

Le volant carbone

Un volant synthétique haut de gamme, construit autour de tiges en fibre de carbone composite. Attention à ne pas s’y tromper : ce ne sont pas des plumes naturelles, c’est une conception entièrement différente, pensée pour approcher le comportement de la plume tout en durant plus longtemps.
C’est le bon choix pour l’entraînement régulier, et une option parfaitement valable en compétition puisqu’il est homologué.

En tournoi, le volant doit être homologué

Un volant utilisé en compétition officielle doit figurer sur la liste des volants homologués par la fédération. Cette homologation garantit que la vitesse, le poids et le comportement de vol respectent des tolérances précises, pour que personne ne soit avantagé par son matériel.

Le club vend deux références, en tubes de douze : le volant plume Lipton et le volant à tige carbone NCS Max. Les deux sont homologués pour la compétition, le NCS Max étant homologué FFBaD Elite pour la saison 2026-2027. Vous pouvez donc les utiliser en tournoi comme à l’entraînement sans vous poser de question. Sur une compétition, le volant officiel est de toute façon annoncé par l’organisateur.

Deux réflexes utiles : les volants plume se conservent à l’abri de la chaleur sèche, et un volant écrasé mais non cassé peut souvent être remis en forme à la vapeur. C’est à cela que sert le thermobag dont parlent les coachs.

Et le volant en plastique ?

Une jupe en nylon moulée sur un bouchon. Sa qualité est de durer très longtemps et de coûter peu, ce qui explique sa présence dans les gymnases scolaires, les animations et les kits de plage. Ce n’est pas un volant avec lequel on progresse.
Son usage raisonnable : la découverte, l’animation et la pratique en extérieur. C’est pourquoi le club n’en utilise pas sur ses créneaux et n’en vend pas.
Deux euros qui changent tout

Grip et surgrip

C’est la seule partie de la raquette que vous touchez, et c’est souvent la plus négligée. Un manche qui glisse, c’est une raquette que l’on serre trop fort, donc un poignet bloqué, donc moins de vitesse et plus de fatigue.

Le grip, c'est la base

C’est le revêtement collé directement sur le manche, livré avec la raquette. Le plus souvent en polyuréthane, un peu épais, plutôt confortable. Il se change rarement, et l’opération demande de tout dérouler.

Son rôle : donner du volume au manche et amortir les vibrations.

Le surgrip, c'est le consommable

C’est une bande fine, de six à huit dixièmes de millimètre, que l’on enroule par-dessus le grip. Il absorbe la transpiration, améliore l’accroche et protège le grip d’origine.

Il coûte quelques euros, se change en deux minutes, et c’est lui que l’on remplace régulièrement.

Quel type choisir ?

Un surgrip sec, légèrement rugueux, si vous transpirez beaucoup des mains : il absorbe. Un surgrip collant si vous cherchez une accroche franche et que vous ne transpirez pas trop. Il existe aussi des surgrips perforés, bon compromis.

Quand le changer ?

Dès qu’il devient lisse, brillant, ou qu’il glisse en fin de séance. Autrement dit toutes les quelques semaines si vous jouez deux fois par semaine. C’est le réglage le moins cher et le plus rentable de votre matériel.

Comment l'enrouler ?

De bas en haut, en partant du bout du manche, en chevauchant chaque tour d’environ un tiers, sans trop tirer. La bande adhésive fournie ferme le haut. Un coach vous montre en une minute.

Attention à l'épaisseur

Empiler trois surgrips grossit le manche et empêche la rotation des doigts, indispensable en badminton. Si le manche vous semble trop fin, dites-le : la bonne réponse est un manche adapté, pas une superposition.
S'il ne fallait acheter qu'une chose

Les chaussures

Un conseil que les coachs répètent chaque saison : investissez d’abord dans les chaussures, ensuite dans la raquette. Le badminton est un sport d’appuis, de fentes avant et de changements de direction violents. C’est là que se produisent les entorses.
Ce qu'il faut
Ce qu'il faut éviter
Une paire de chaussures de badminton ou d’indoor correcte se trouve autour de cinquante à quatre-vingts euros. Prenez une demi-taille de plus que votre pointure de ville : le pied glisse vers l’avant dans les fentes et les orteils doivent avoir de la place.
Ce qui passe, ce qui ne passe pas

La tenue

Pour venir jouer au club, une tenue de sport confortable suffit, personne ne vous regardera. En tournoi officiel, en revanche, la tenue est réglementée et le juge-arbitre peut refuser de vous laisser entrer sur le terrain. Autant le savoir avant de faire quatre-vingts kilomètres.

Pour les hommes

Un short s’arrêtant au-dessus du genou, et un haut : tee-shirt, maillot, polo ou chemisette.

Pour les femmes

Un short ou une jupe, avec un maillot ou un tee-shirt, ou bien une robe de badminton complète.

Ce qui est refusé

Maillot de bain, maillot d’athlétisme ou de basket, cuissard de cycliste, bermuda, caleçon, collant seul, vêtement nautique. Aucun couvre-chef n’est autorisé pendant le match, à l’exception d’un bandeau de sport de huit centimètres au maximum.

Trois précisions utiles

C’est le juge-arbitre qui apprécie la conformité des tenues sur une compétition, et il tient compte du contexte. En cas de doute sur un vêtement, posez la question à un coach avant le tournoi plutôt qu’au moment de l’appel.
Le maillot du club

Portez les couleurs de l'EBPD26

Le club propose des tee-shirts à l’effigie de l’EBPD26, dans un tissu technique adapté au badminton.

Au-delà de l’aspect pratique, c’est utile en compétition. Sur un tournoi, un maillot de club permet de repérer immédiatement les joueurs de son propre club dans un gymnase où se croisent des centaines de personnes, de savoir qui encourager, et de se faire reconnaître par les coachs et les officiels. C’est aussi ce qui fait qu’une délégation existe visuellement, plutôt qu’une addition de joueurs isolés.

Pour en commander un, rapprochez-vous d’un membre du bureau sur un créneau. Les tailles homme, femme et enfant sont disponibles.

Votre sac idéal

Un doute avant d'acheter ?

Demandez sur un créneau. Les coachs et les joueurs du club conseillent volontiers, et cela vous évitera un mauvais achat.