Choisir mon matériel
Choisir sa raquette
Il n’existe pas de meilleure raquette, seulement une raquette qui vous correspond. Trois critères suffisent à s’y retrouver : le poids, l’équilibre et la rigidité du manche. Le reste est du marketing.
Le poids
L'équilibre
La rigidité du manche
Trois pièges classiques
- La raquette de grande surface à quinze euros. Lourde, en aluminium, avec un cordage tendu au hasard. Elle dégoûte plus de débutants qu'elle n'en convertit.
- La raquette de champion. Les modèles très rigides et très lourds en tête sont conçus pour des joueurs qui frappent vite. Achetée trop tôt, elle bloque la progression et fatigue le bras.
- Oublier la tension maximale. Chaque raquette indique une tension maximale supportée. La dépasser, c'est risquer de casser le cadre, et la garantie ne joue pas.
Choisir son cordage
La tension, exprimée en kilos
moins de 10 kg
10 à 12 kg
plus de 12 kg
La jauge, c'est l'épaisseur
Elle va d’environ 0,61 à 0,70 millimètre. Un cordage fin offre plus de sensations, plus de vitesse de volant et un meilleur effet, mais il casse plus vite. Un cordage épais dure nettement plus longtemps, avec un toucher moins fin.
Pour débuter, un cordage un peu épais est un bon calcul : vous jouez plus longtemps avant de repasser à la caisse.
Quand faire recorder ?
Dès qu’une corde casse, évidemment. Mais aussi avant : un cordage perd sa tension en vieillissant, même sans casser. La raquette devient molle, les volants partent moins loin, on force davantage.
La règle simple retenue par beaucoup de joueurs : faites recorder autant de fois par an que vous jouez de fois par semaine. Deux séances hebdomadaires, deux recordages par saison.
Faites recorder votre raquette au club
Inutile de courir en magasin ni d’attendre quinze jours. Michaël Pierrel assure le recordage des raquettes pour les adhérents, au tarif de 10 €, cordage compris.
Vous remplissez le formulaire en ligne pour indiquer votre raquette, la tension souhaitée et vos coordonnées, puis vous voyez directement avec lui pour le dépôt, le règlement et la récupération. Le recordage n’est pas payé au club.
Les volants
Le volant en plumes
- La trajectoire est la référence. Le volant part très vite, freine brutalement et retombe presque à la verticale. Tout le jeu tactique du badminton repose sur ce comportement.
- Le toucher est le plus fin. Amortis, contre-amortis, effets : c'est avec la plume que l'on ressent le mieux ce que l'on fait.
- Le son est là. Ce claquement net au smash n'est pas un détail, c'est un repère de timing.
Le volant carbone
- Des sensations proches du volant plume, avec une trajectoire stable et régulière d'un volant à l'autre.
- Une durabilité renforcée. C'est là tout l'intérêt : vous jouez plus longtemps avec le même tube.
- Un budget maîtrisé sur la saison. Pour qui joue deux fois par semaine, la différence se voit vite sur l'année.
En tournoi, le volant doit être homologué
Un volant utilisé en compétition officielle doit figurer sur la liste des volants homologués par la fédération. Cette homologation garantit que la vitesse, le poids et le comportement de vol respectent des tolérances précises, pour que personne ne soit avantagé par son matériel.
Le club vend deux références, en tubes de douze : le volant plume Lipton et le volant à tige carbone NCS Max. Les deux sont homologués pour la compétition, le NCS Max étant homologué FFBaD Elite pour la saison 2026-2027. Vous pouvez donc les utiliser en tournoi comme à l’entraînement sans vous poser de question. Sur une compétition, le volant officiel est de toute façon annoncé par l’organisateur.
Et le volant en plastique ?
- La trajectoire est faussée. Le nylon ne freine pas comme la plume : le volant flotte en fin de course. On apprend des gestes qui ne fonctionneront plus ensuite.
- Le toucher disparaît. Les amortis courts et les effets deviennent presque impossibles à réaliser proprement.
- Le confort du bras en souffre. Plus rigide, il renvoie davantage de vibrations dans le poignet et le coude.
Grip et surgrip
Le grip, c'est la base
C’est le revêtement collé directement sur le manche, livré avec la raquette. Le plus souvent en polyuréthane, un peu épais, plutôt confortable. Il se change rarement, et l’opération demande de tout dérouler.
Son rôle : donner du volume au manche et amortir les vibrations.
Le surgrip, c'est le consommable
C’est une bande fine, de six à huit dixièmes de millimètre, que l’on enroule par-dessus le grip. Il absorbe la transpiration, améliore l’accroche et protège le grip d’origine.
Il coûte quelques euros, se change en deux minutes, et c’est lui que l’on remplace régulièrement.
Quel type choisir ?
Quand le changer ?
Comment l'enrouler ?
Attention à l'épaisseur
Les chaussures
- Une semelle non marquante, en gomme claire. C'est une obligation dans les deux gymnases, sous peine de laisser des traces sur le sol sportif.
- Une semelle plate et basse. Plus le pied est près du sol, plus l'appui est stable et moins la cheville se tord.
- Un bon maintien latéral, avec des renforts sur les côtés. Le badminton se joue autant en travers qu'en avant.
- Un amorti à l'avant du pied, sous les orteils et l'avant-plante, là où le pied encaisse les fentes.
- Les chaussures de running. Semelle haute, amorti au talon, aucun maintien latéral : c'est la meilleure façon de se tordre la cheville sur un déplacement de côté.
- Les baskets de ville et les chaussures de skate. Aucun amorti utile, semelle souvent marquante.
- Les crampons et les semelles noires, interdits en salle.
- Les chaussures usées jusqu'à la corde. Quand la gomme est lisse, l'adhérence disparaît et le risque de glissade augmente.
La tenue
Pour les hommes
Pour les femmes
Ce qui est refusé
Trois précisions utiles
- Les couleurs sont libres. Contrairement à une idée répandue, il n'y a plus d'obligation de blanc en badminton.
- En double, l'identité de tenue est recommandée mais pas obligatoire. Deux partenaires assortis, c'est plus élégant et cela aide les officiels, mais personne ne sera disqualifié pour deux maillots différents.
- Les inscriptions sur la tenue sont encadrées. Le nombre et la taille des mentions publicitaires, du nom du joueur et du nom du club sont limités par le règlement fédéral. En pratique, un maillot de club standard respecte ces limites sans que vous ayez à y penser.
Portez les couleurs de l'EBPD26
Le club propose des tee-shirts à l’effigie de l’EBPD26, dans un tissu technique adapté au badminton.
Au-delà de l’aspect pratique, c’est utile en compétition. Sur un tournoi, un maillot de club permet de repérer immédiatement les joueurs de son propre club dans un gymnase où se croisent des centaines de personnes, de savoir qui encourager, et de se faire reconnaître par les coachs et les officiels. C’est aussi ce qui fait qu’une délégation existe visuellement, plutôt qu’une addition de joueurs isolés.
Pour en commander un, rapprochez-vous d’un membre du bureau sur un créneau. Les tailles homme, femme et enfant sont disponibles.
Votre sac idéal
- Une raquette bien cordée, et si possible une seconde en secours
- Un surgrip neuf dans la poche
- Des chaussures d'intérieur à semelle non marquante, propres
- Un tee-shirt de rechange, on transpire beaucoup
- Une gourde ou grande bouteille d'eau
- Un tube de volants pour les créneaux adultes